Direct…au Tsampéhro !

Couleurs Locales, magazine d’actualité quotidien de la RTS, a récemment consacré une série de cinq reportages sur les vendanges en Suisse Romande. Pour la soirée valaisanne, c’est le Clos de Tsampéhro qui a eu le privilège de jouer les ambassadeurs du canton. François Egger, journaliste et présentateur de l’émission, nous à donc rejoint à Flanthey pour une séquence – en direct ! – depuis la cave. De belles émotions durant ces quinze minutes de retransmission, avec un brin de stress pour les  acteurs d’un soir…

Vous pouvez visionner l’émission sur ce lien de la RTS ou directement sur l’extrait ci-dessous :

l’Édition IV…le dénouement !

Mise 2016

La quatrième Édition (vendanges 2014) des vins du Clos de Tsampéhro a été mise en bouteille cette semaine. Ce grand moment conclut trois années de labeurs et de soins – tant à la vigne qu’au chai – pour arriver à ce résultat tant attendu…Pour les tsampéhristes, c’est un joli coup de cœur qui se confirme après de nombreuses séances de dégustation, souvent fébriles. Nous aurons d’ailleurs un grand plaisir à le partager avec vous dès sa « libération » au mois de novembre 2016. D’ici là, les flacons auront pris un repos mérité et se seront doté de leur « parure » finale. Pour ceux qui ont pris les devants et nous ont déjà transmis leur réservation, la date officielle de sortie est fixée au 7 novembre

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Pour les autres, il est déjà malheureusement trop tard pour une allocation des cuvées de Clos de Tsampéhro Extra Brut ou Clos de Tsampéhro Blanc (toutes les bouteilles ont déjà trouvé preneurs…). Nous vous recommandons donc – d’ores et déjà – de passer commande du Clos de Tsampéhro Rouge avant qu’il ne subisse le même sort !

Pour le plaisir…et pour plonger dans l’ambiance de la mise en bouteille, ci-après une courte séquence:

Au frais…le chai !

Groupe Froid 1

Malgré le mois de mars le plus chaud de l’Histoire, selon les météorologues, un air de fraîcheur souffle depuis le début de l’année déjà sur les barriques de Tsampéhro ! En effet, il ne nous manquait plus que l’installation d’un système de climatisation de qualité (au plafond du chai sur la photo) pour garantir au chai de Tsampéhro la maîtrise de chacune des variables environnementales. Certes, les dernières années n’ont pas été caniculaires, et la température moyenne de cet espace n’a jamais dépassé les seuils déterminant une parfaite condition d’élevage. Certes aussi, le chai jouit d’une exposition Nord-Est, une grande partie de sa surface est souterraine et il est, de surcroît, déjà bien isolé techniquement. Cependant, pour soustraire les vins du Clos de Tsampéhro à tout éventuel excès de Mère Nature…et fidèle à notre quête du « zéro-compromis », il nous fallait encore équiper notre chai d’une solide infrastructure de réfrigération. Ainsi fut donc fait. Et au delà des attentes œnologiques, ce système représentera aussi une arme efficace pour s’affranchir de tout développement de moisissures ou autres parasites cryptogamiques indésirables sur les parois du site.

En complément du système d’humidification déjà installé, nous voilà donc fin prêt pour garantir l’environnement idéal à une parfaite maturation des futurs flacons de Tsampéhro…et si la légendaire chaleur estivale du Valais Central vous prend un jour par surprise, n’hésitez pas à venir à notre rencontre pour une dégustation rafraichissante !

R2D2 illumine….Tsampéhro

Post Lampe R2D2

Notre ami d’Ayent Xavier Aymon, fondateur des ateliers R2D2 (« intégrateur leader des technologies domotique et des luminaires design en Suisse Romande »), et qui a notamment créé et installé les luminaires du chai de Tsampéhro, a monté une drôle d’installation « artistique » dans le chai durant le mois d’octobre dernier…En effet, R2D2 a été sélectionné pour le Prix du Design Suisse 2014 et Xavier et son équipe ont imaginé une mise en scène lumineuse entre deux lieux: le stand de l’expo à Langenthal  (visité par plus de 20’000 visiteurs en deux jours) et le chai du Clos de Tsampéhro. Notre chai était donc filmé en direct et une projection géante (5m x 3m) mise en place sur le stand de Langenthal.

Le travail s’est construit sur trois perspectives:  les fûts du chai, les luminaires R2D2 et une ligne de bouteilles. En effet, 50 bouteilles positionnées en Valais au cœur du chai et 50 bouteilles érigées sur le stand de l’exposition étaient équipées chacune d’un chip led RGB. A l’aide d’un I-pad, le visiteur pouvait allumer une lumière en Valais, voir le déroulement de la série lumineuse en live sur l’écran, puis assister à son prolongement directement sur le stand…L’effet est génial, spectaculaire ! On est prêt à recommencer quand tu veux Xavier !

Lien vidéo designers’ saturday 2014 – Impressionen

R2D2 2

Vaccin anti-grippal

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En hiver, les «coups de froid» sont inéluctables chez l’humain, provoquant leur lot de désagréments grippaux et autres rhumes. Pour le vin, en revanche, l’hiver représente une aubaine curative ! Alors que les fermentations malo-lactiques sont terminées depuis quelques jours, notre Edition III du Clos de Tsampéhro (millésime 2013) subit maintenant une thérapie de choc à basse température qui va durer plusieurs semaines.

Froid 2

Cette phase de stabilisation du vin (entre -5°C et -2°C) permet la cristallisation, puis l’élimination de la part « instable » de l’acide tartrique résiduel (acide organique naturel produit par la vigne tout au long de la maturation du raisin). Sans cela, cet acide tartrique risque de se « figer » lors de la réfrigération des bouteilles et provoquer une « gravelle » visuellement gênante pour certains dégustateurs. En effet, ces cristaux scintillants fixés sur le bouchon des bouteilles ou au fond du verre du dernier convive servi, sont rarement du meilleur effet…En « traitant » les vins par le froid de manière contrôlée dans nos cuves, on évite ainsi que le phénomène ne se produise dans vos bouteilles, et provoque un gros «coup de chaud» au salon au moment de la dégustation…

Chai précipitations WEB

Esprit, es-tu là ?

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« Eau-de-vie », mot magique et magnifique…qui chatouillait beaucoup le Team Tsampéhro. Notre quête d’excellence est donc passée – sans trop de résistance – de l’étape « fermentation » à l’étape « distillation ». Après un essai concluant sur le millésime précédent, nous avons choisi de pérenniser l’exercice en 2013, en capturant à nouveau l' »Esprit du Clos de Tsampéhro ». Obtenue uniquement à partir du pressurage des marcs fruités de Cornalin, valorisée par une distillation exécutée dans un traditionnel alambic de cuivre, notre eau-de- vie doit maintenant prendre des couleurs – longtemps – dans des « feuillettes » en chêne de 120 litres initialement conçues pour élever les grands Armagnacs. Durant l’opération, on a bien sûr pris soin d’écarter les « têtes » (premières eaux-de-vie à naitre) et les « queues » (derniers jus de l’opération) pour ne conserver que le « cœur » de distillation, avant de l’assembler soigneusement au distillat de 2012. Au fil du temps, chaque millésime apportera ainsi sa « goutte » à l’assemblage: les  jeunes « esprits » nourriront les plus anciens, appliquant le protocole singulier des « vins des glaciers » à notre eau-de-vie. Aujourd’hui déjà, la robe joliment ambrée laisse présager du meilleur, mais Emmanuel Charpin a interdit toute mise en bouteille avant plusieurs années….frustrant d’être bouilleur de « grand » cru.

Eau-de-Vie

Incubateurs en chêne…pour Rouge et Brut !

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La « maternité » du Clos de Tsampéhro dispose désormais de six « incubateurs » supplémentaires, depuis l’installation d’autant de nouvelles cuves tronconiques en chêne « Garbellotto » et d’un système de gestion thermique cuve par cuve. Leur petite taille (1’000 litres) permet d’agir avec la plus grande délicatesse et dans le respect de la matière première lors des opérations de pigeage et de remontage. Le chêne offre, dès les premiers jours de cuvaison, la garantie d’un environnement propice aux échanges d’oxydo-réduction et à la métamorphose aromatique des composés phénoliques. Quant à la maitrise des température, elle permet d’intervenir de manière ciblée lors des besoins en froid (macérations préfermentaires, stabilité des températures de fermentation, stabilisation tartrique) ou en chaleur (activation hivernale des fermentations malo-lactiques). Même si ces cuves serviront majoritairement le Tsampéhro Rouge, une de ces nouvelles recrues s’est vue confier tout récemment la fermentation du Tsampéhro Brut- Édition III ! En effet, dans la grande tradition oenologique champenoise on vinifie de préférence sous bois. Malheureusement, aujourd’hui seule quelques maisons de Champagne de prestige et quelques artisans « afficionados » pratiquent encore ainsi…nous avons choisi de leur emboiter le pas et nous réjouissons de partager bientôt cette évolution avec vous.

Opération « S »

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Alors que les grappes qui serviront à élaborer – déjà ! – l’Édition III du Clos de Tsampéhro poursuivent leur métamorphose dans le vignoble, l’opération « S » a été réalisée pour l’Edition I. « S » comme « Soutirage » des barriques, première grande étape qui va nous amener progressivement vers la mise en bouteille autour de la mi-août. Une phase délicate dont le but est de marier les différents vins et cépages élevés jusqu’alors séparément dans les fûts du Chai. Chacune des sept pièces de vin rouge et de deux pièces de vin blanc sont donc soigneusement vidées de leur précieux contenu pour rejoindre une cuve d’assemblage et aboutir ainsi à la cuvée finale. Après une dizaine de jours de « repos », une très légère filtration permettra de préparer le vin à investir son prochain espace de vie: le flacon !

Team Tsampéhro chez…Boutes

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« Voyage d’étude » à Bordeaux à la mi-juin pour le Team Tsampéhro se terminant par une visite exploratoire de la tonnellerie Boutes. Toujours fascinant de se confronter aux différentes pratiques des clients internationaux: fonds de barrique « chauffés » pour les américains (seulement les douelles pour les européens), bois de chênes abattus uniquement « en lune descendante » pour les chinois, cerclages de couleur pour les espagnols, ajout des finitions traditionnelles pour les châteaux bordelais comme l' »esquive » (trou réalisé sur le devant du fût pour les soutirages), les « codres » (cerclages en châtaignier pour protéger le fût lors du roulage) ou encore la « barre de fond » (planchette de renfort en pin placée sur les fonds et fixée par des chevilles en châtaignier). Et bien sûr contenance de tout type de volume selon les traditions ou les caprices des vinificateurs…Intéressant aussi de constater que – sur la dizaine de grands domaines visités durant le voyage – le nombre de tonneliers sélectionnés par chacun oscille toujours entre quatre et six. Une diversification des « styles » ou peut-être une méfiance vis-à-vis des exclusivités trop marquées…Au Clos de Tsampéhro, nous travaillons déjà avec les tonnelleries Saury pour le Tsampéhro Blanc et Adour pour le Tsampéhro Rouge, mais notre « petit doigt » nous dit qu’un troisième fournisseur pourrait les rejoindre en 2014…

 

Optimisation fiscale…

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La « part des anges » évoque poétiquement le phénomène d’évaporation d’une petite quantité de vin de chaque barrique lors de la phase d’élevage. Pour éviter que le vin ne s’oxyde au contact de la poche d’air ainsi créée, on « ouille » en France ou on « recape » en Suisse, ce qui consiste simplement à rajouter régulièrement du vin dans chaque fût. Afin de réduire cet « impôt ecclésiastique », mais aussi de favoriser une maturation optimale des vins, il est essentiel de maintenir une hygrométrie constante et adaptée dans le chai. Dans sa quête d’excellence, le chai du Clos de Tsampéhro se dote d’une installation innovante et « sur mesure »: une conduite cintrée en acier inoxydable qui diffusera bientôt une vapeur d’eau ionisée et osmosée, alimentée par un générateur complexe de « brouillard ». Le système se gère de manière autonome grâce à l’implantation d’une sonde hygrométrique au cœur du chai permettant ainsi de garantir les  80% d’humidité requis. Pourvu que les anges ne soient pas trop rancuniers…

Technique du chai

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Les dernières finitions du Chai du Tsampéhro sont en cours…L’endroit surprend d’abord par son volume et sa sonorité de « cathédrale ». Les barriques, posées sur leur support à roulettes, semblent être presque en lévitation. Ces supports, conçus spécialement pour le Clos de Tsampéhro, permettent une rotation complète du fût pour faciliter certains gestes oenologiques. Bientôt, une rampe tubulaire diffusera de la vapeur sèche pour maintenir une humidité constante, garante de conditions d’élevage optimales. Le système d’éclairage permettra de moduler la luminosité selon les besoins du travail de l’oenologue Vincent Tenud ou ceux – souhaités moins invasifs – des visiteurs d’un jour. Aujourd’hui, ce sont déjà presque 25’000 « futures » bouteilles de La Romaine et du Clos de Tsampéhro qui attendent leur heure sur l’un des trois niveaux de cet « amphithéatre ». Cependant, la capacité d’entreposage du chai se monte à plus de 180 barriques, ce qui laisse encore une marge confortable aux deux domaines pour affronter une augmentation des durées d’élevage ou des volumes.

Table à la « longueur » du lieu

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Moment clé dans le nouvel espace d’accueil de La Romaine et du Clos de Tsampéhro : la mise en place de la « pièce maitresse » du lieu, à savoir une table de dégustation de 6 mètres, entièrement habillée de Corian et fixée sur un axe rotatif orientable. Il aura déjà fallu plusieurs jours pour la pose de la console en acier qui sert de point d’ancrage à l’élément principal, et il en faudra encore quelques autres pour les finitions et les réglages. Cette pièce unique pourra accueillir jusqu’à onze dégustateurs en leur offrant un espace confortable doté d’un crachoir individuel, et leur permettra ainsi de découvrir les crus du domaine dans les meilleures conditions possibles. A terme, d’autres dégustations et formations oenologiques seront également organisées par Emmanuel Charpin autour de ce bel outil de travail.

Ecrin à barriques

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Beau cadeau de Noël pour les « tsampéhristes »: le nouveau chai est prêt à accueillir ses 60 premiers hôtes et la longue et délicate opération de transfert des vins peut commencer. L’un après l’autre, les fûts sont vidés, déplacés puis remplis à nouveau, pièce par pièce. Ce travail est éprouvant, tant pour les hommes que pour les crus. Mais ces derniers auront encore de longs mois pour se reposer et continuer leur lente maturation, tandis que les premiers vont encore devoir déguster toute une série d’échantillons du Clos de Tsampéhro que Vincent Tenud a préparé. Ensuite, il faudra encore apprécier les nombreux flacons que Christian Gellerstad a choisi pour fêter cette journée marquante. « Fatigue » à l’horizon, comme disent pudiquement les valaisans…

Chai : fouille impressionnante

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Après la destruction du mur de soutènement de l’ancienne vigne pierre par pierre, l’imposante pelleteuse prend ses quartiers pour plusieurs semaines de travail. Jour après jour, les camions évacuent la terre pour laisser place à un trou béant. L’importance de la fouille plonge la cave La Romaine dans une ambiance minière, presque lunaire. La géologie spécifique à la zone d’excavation incite les ingénieurs à la prudence: décision est prise de creuser encore plus grand que prévu pour assurer la sécurité future des intervenants du chantier…

Chai : Premier coup de pioche

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Premiers coups de pelleteuse et entrée en matière plutôt radicale… Le chantier du Chai de Tsampéhro est lancé ! La tâche est immense mais les moyens et les compétences sont heureusement au rendez-vous. L’ambition est à la fois de construire un chai fondamentalement orienté vers sa fonction d’élevage de vins, mais aussi de réaliser un bel ensemble architectural, s’intègrant harmonieusement dans la cave La Romaine. Au-dessus du chai, l’équipe du Tsampéhro rêve d’une salle de dégustation « professionelle » doublée d’un lieu de réception hors-norme. Passion, quand tu nous tiens…