Tsampéhristes…Heureux et tristes !

Heureux d’avoir vécu, ce lundi, notre journée de lancement pour les professionnels de l’Édition V (vendanges 2015) avec une belle participation et des commentaires élogieux sur nos vins. Non seulement c’est un millésime exceptionnel qui a été proposé à la dégustation et à la vente, mais il a été accompagné de la présentation du dernier né de la famille des vins du Clos de Tsampéhro: notre première cuvée de Completer (vendanges 2014) ! De nombreux grands chefs, sommeliers, cavistes, médias et critiques de l’Helvetovino étaient de la partie, et sont restés après les travaux pratiques pour partager une sympathique dégustation de quatre…fondues avec l’équipe au complet.

Tristes toutefois, d’avoir informé le même jour nos partenaires commerciaux qu’Emmanuel Charpin – notre Directeur Commercial depuis cinq ans – allait devoir prendre quelques distances d’avec le Clos de Tsampéhro. En effet, Emmanuel qui s’était engagé à accompagner notre aventure durant les premiers millésimes – et à tenu promesse ! – tout en poursuivant en parallèle d’autres activités liés à l’univers du vin, va bientôt rejoindre l’équipe de Direction du Château de Villa à Sierre. Cela ne représente en fait qu’une continuité dans son parcours professionnel, puisque Emmanuel nous avait rejoint après avoir déjà officié cinq ans comme responsable de l’œnothèque du Château de Villa, et y avait conservé de nombreux mandats ces dernières années. Dès le début de l’année prochaine, Emmanuel va donc concentrer l’essentiel de son action auprès de cette quasi-institution valaisanne, où il rejoindra l’équipe du nouveau Directeur, Yannick Tenud…qui n’est autre d’ailleurs que le frère de Vincent Tenud, notre Tsampéhriste œnologue !

Le Château de Villa œuvrant cependant à la notoriété de l’ensemble des vins et des producteurs du Valais, il aurait été inconvenant qu’Emmanuel, dans ces nouvelles fonctions, reste directement attaché à l’un d’entre eux, en occurrence le Clos de Tsampéhro. Il est donc compréhensible, mais triste pour nous, qu’Emmanuel doivent s’affranchir de notre aventure, tout en demeurant à l’avenir, comme il le dit lui même, le meilleur ambassadeur de cœur de nos vins ! Emmanuel a vibré pour Tsampéhro, a fait vibrer le projet Tsampéhro et nous a fait vibrer, nous Tsampéhristes, amis et clients du projet, par ses larges connaissances œnologiques et, par dessus tout, par sa passion communicative du vin. Nous lui souhaitons, avec toute notre amitié, le meilleur pour la suite !

Sa dernière mission avant son départ, toutefois, sera la mise en orbite de notre nouveau Directeur Commercial – ou plutôt Directrice Commerciale ! – puisque nous avons la grande chance d’accueillir dans notre société, à compter du 1er décembre prochain, Johanna Dayer. Johanna est diplômée de l’École Hôtelière de Lausanne et a obtenu un Master en marketing digital auprès de l’institut CREA, à Genève. Elle est aussi candidate à l’obtention du sésame ultime des professions du vin – le titre rare et convoité de Master of Wine – pour lequel elle continuera de se préparer quelques années en parallèle de ses fonctions au Clos de Tsampéhro. Ces dernières années, Johanna Dayer a également travaillé pour l’entreprise Provins en Valais, en œuvrant de manière importante au marketing et à la commercialisation de la gamme de vin de prestige Electus. Jeune passionaria du vin, avec – déjà – une impressionnante connaissance des multiples facettes de ses métiers, Johanna va nous aider à progresser encore dans notre quête de l’absolu bachique ! Emmanuel et Johanna contacteront prochainement chacun de nos partenaires pour assurer une transition douce.

Un autre renfort de qualité a également rejoint, il y a quelques semaines, les équipes de la Cave La Romaine et du Clos de Tsampéhro, puisque la meilleure apprentie formée au sein de l’administration cantonale valaisanne, Angélique Délèze, épaule dorénavant à la cave notre œnologue Vincent. La jeune résidente de Réchy vient juste de boucler quatre années d’études et de pratique au Domaine du Grand-Brûlé de Leytron avec un double certificat de compétences en poche, celui de viticultrice et de caviste.

Vive les femmes du vin !

Froid…et chaud au coeur pour Tsampéhro !

La saison avait démarré très tôt cette année, confortée par un début de printemps quasi estival (voir notre post «  C’est parti pour la…septième !  « ). C’était sans compter sur un sévère rappel à l’ordre de Dame Nature qui, décidément, n’en fait qu’à sa tête !

Dans de nombreuses régions d’Europe, de Suisse et particulièrement en Valais, les nuits des deux dernières semaines ont mis le moral (et le sommeil…) des vignerons à rude épreuve. Ils ont dû affronter des températures négatives à plusieurs reprises, causant de terribles dégâts de « gel noir » sur les jeunes pousses.

Par ce post, nous souhaitions vivement remercier toutes les personnes qui, par leurs nombreux messages, se sont inquiétées des conséquences du gel pour le Clos de Tsampéhro.

Même si le danger reste encore d’actualité pour les prochains jours, nous avons été très privilégié de constater, qu’à ce stade, seul 5 à 10 % des ceps du Clos sont touchés. Ce n’est pas agréable, certes, mais c’est si peu par rapport à bon nombre de collègues de la région qui déplorent parfois jusqu’à 80% de dégâts sur leur domaine…Nous les assurons de notre solidarité et de notre amitié pour traverser cette mauvaise passe.

Tsampéhro et le retour du… »Plumett »!

Dès le départ de l’aventure Tsampéhro, nous avons toujours été soucieux d’agir en harmonie avec notre environnement. Dans ce même esprit, le nouveau millésime qui s’annonce nous permet de lancer une nouvelle étape viticole au Clos de Tsampéhro: le labour des sols ! Le temps des traitements de conforts aux herbicides chimiques devrait bientôt être révolu chez tout vigneron qui se respecte, et c’est tant mieux. Cependant, les alternatives restent pour l’heure peu nombreuses : enherbements, labours ou paillages ont chacun leur lot d’avantages et d’inconvénients. Et dans le climat très sec du Valais Central, avec qui plus est, un terroir si favorable au compactage des terres, le choix est difficile.

La tendance principale en Suisse est à l’enherbement, mais ce dernier pose encore un problème marqué de concurrence hydrique avec la vigne au cœur du climat ultra-sec du Clos de Tsampéhro. De surcroît, rares sont les espèces de plantes vivaces qui peuvent supporter un régime en eau aussi strict que celui là tout au long de l’année. Ainsi, un travail de sélection d’espèces végétales propres à ces contraintes climatiques très spécifiques doit encore être opéré en amont – ce à quoi nous nous attelons, sans toutefois préjuger des résultats…

C’est donc par la réintégration du travail traditionnel des sols que nous entamons notre action. Bien mené, ce désherbage mécanique peut améliorer l’aération du sol, sa structure physique et la pénétration de l’eau. Il favorise l’activité biologique et la vie du sol, améliorant progressivement l’alimentation de la vigne. En coupant les racines superficielles du cep, il force aussi le plant de vigne à s’enraciner en profondeur, lui garantissant ainsi une pérennité et une autonomie accrues. Cependant la configuration accidentée du vignoble rend la tâche longue et difficile, et c’est un véritable travail de forçat – appelé à s’étaler sur plusieurs années – qui démarre pour Joël et son équipe…On oublie jamais comment monter à vélo dit-on, et bien tout valaisan qui a connu le travail à la vigne au siècle dernier, n’oubliera jamais comment faire fonctionner un bon vieux treuil « Plumett ». Joël a donc dû dépoussiérer le sien, et après quelques toussotements, le fameux « Plumett » a repris du service pour tracter – lentement-  le « soc » au cœur des rangs de ceps.

Cultiver les sols, dans le respect de l’environnement et du terroir, les rend plus vivants. Les vins deviennent aussi parallèlement plus frais, plus vifs et plus complexes. Au-delà de l’intérêt écologique, c’est donc aussi une véritable perspective œnologique qui nous anime. Et on se réjouit d’avance de pouvoir partager ces résultats avec vous…dans quelques années !

C’est parti pour la…septième !

Conforté par les rayons d’un – très – généreux soleil de printemps, le Clos de Tsampéhro a repris une teinte annonciatrice d’un nouveau millésime. La riche flore du Clos revient aussi progressivement à la vie, encore sous la garde rapprochée des hordes de Choucas qui virevoltent au-dessus des vignes. Amandiers, pêchers, poirier, cognassiers, noyers, romarins, figuiers, grenadiers et cerisiers offrent une subtile combinaison florale et dispensent d’entêtants parfums. Les bourdons et abeilles œuvrent déjà de fleurs en fleurs tandis que les lézards des murailles terminent leur mue en se réchauffant entre les joubarbes et les rosiers.

Pour ce qui est de la vigne, cette septième récolte se dessine déjà avec des bourgeons sur le point d’éclore…Pour l’instant, le foehn joue les protecteurs mais la saison ne fait que commencer et la lutte sera encore longue pour aboutir à une vendange de haute qualité dans plusieurs mois !

L’éveil du Tsampéhro en image :

 

 

« Fan Zone » du Tsampéhro…

Pergola treille 2

C’est le cinquième été consécutif durant lequel nous effectuons des transformations au Clos, et ce afin de vous faire profiter d’une « Fan Zone » de première catégorie ! Après les travaux sur la guérite principale, deux nouvelles pergolas ont été montées. La première, d’où l’on bénéficie d’un point de vue imprenable sur la Vallée du Rhône, offre une nouvelle charpente en mélèze massif à notre treille quasi-centenaire d’Humagne Rouge (photo ci-dessus et ci-dessous). L’an passé déjà, Antonio avait entièrement refait l’impressionnant mur en pierres sèches qui la soutient.

Pergola treille 1

Dans la foulée, la petite guérite située le long du chemin d’accès a elle aussi reçu son « brise-soleil » (photo ci-dessous).

Pergola petite guérite 1

Plusieurs variétés de raisins de table y ont été plantées pour que, dans quelques années, la pause à l’ombre sur le banc puisse s’accompagner d’un petit grappillage bienvenu…

Bon été à tous !

Pergola petite guérite 2

Les grenadiers…sont en fleurs !

Bouton floraux de grenadiers en pleine explosion.

Grâce au climat exceptionnel du Valais central, le Clos de Tsampéhro prend des allures de Jardin d’Éden. Les très pacifiques grenadiers du domaine sont aujourd’hui en fleurs ! C’est un plaisir de partager avec vous ces quelques photos d’une plante fascinante et plutôt rare sous nos latitudes…

Jeunes boutons floraux de grenadiers.

Jeunes boutons floraux de grenadiers

Un des grenadiers de Tsampéhro

Un des grenadiers de Tsampéhro

Fleur de grenadier.

Fleur de grenadier.

Une grenade du millésime 2015.

Et une grenade de l’an passé…

Sixième saison !

Taille 2016

Sixième saison déjà pour la série « Le Clos de Tsampéhro » ! Le printemps a pris ses quartiers avec un peu d’avance, provoquant « fissa » la reprise du tournage et les premiers égards portés au futur millésime 2016: lame affutée en main, notre acteur star Joël Briguet ajuste chaque coup de sécateur pour ciseler la base de la future récolte.

La parfaite maitrise de la morphologie du cep est essentielle, non seulement pour garantir la pérennité du cep, mais aussi bien sûr pour maîtriser sa vigueur et ainsi la quantité de raisin que la vigne devra produire. Chaque cépage – il y en a dix différents au Clos de Tsampéhro – doit faire l’objet d’un système de taille approprié, garantissant un mode de conduite de la vigne lié à son potentiel de vendange spécifique.

Taille 2016 - 2 petit

Joël taille ici notre parcelle de Completer. Il a opté pour une taille courte en Cordon de Royat. Avec ce système les futures grappes seront parfaitement réparties et profiteront à la fois d’un ensoleillement maximal et d’une bonne aération. Cette taille permet aussi d’atteindre un degré de maturité très homogène au moment de la récolte. Les rendements sont par contre diminués de 30% par rapport à un système de taille longue..

Un choix douloureux, mais indispensable pour obtenir une exceptionnelle et unique barrique par millésime de ce vin blanc extraordinaire. En fin d’année, le précieux fût 2016 viendra tenir compagnie aux deux premiers millésimes vinifiés (2014 et 2015) et qui s’affinent encore dans la fraîcheur du chai du Tsampéhro…

Édition V…vendanges précoces !

Chardonnay 2015 - 4

Dès la fin du mois d’août, les premiers coups de sécateur résonnaient déjà dans les rangs du Clos de Tsampéhro. C’est sous un soleil radieux que les vendanges de l’Édition V ont commencé, à l’aube, le mardi 28 août 2015 avec le Chardonnay et le Pinot Noir  destinés au Tsampéhro Extra Brut, et récoltés tôt pour conserver une précieuse et bienvenue acidité. Une vendange superbe laissant présager d’un très beau millésime… Mais rien n’est encore gagné puisque la campagne des dix cépages du Clos ne faisait que débuter ! La Petite Arvine a suivi très vite après pour finaliser la cuvée effervescente, puis le Completer, l’Heida et la Rèze ont également rejoint le pressoir. Ces trois là dessineront le nouveau profil du Tsampéhro Blanc, puisque c’est la première fois qu’une touche de Completer y est associé. Enfin, le quatuor des cépages rouges clôturerons la récolte d’ici quelques semaines…

Chardonnay 2015 - 5

Dans l’intervalle, après la phase délicate des pressurages, Vincent Tenud va déjà devoir se concentrer à 100% sur les premières phases de vinification du Clos de Tsampéhro Extra Brut…à déguster seulement fin 2019 ! En attendant, plongez vous dans l’ambiance des vendanges 2015 en visionnant cette petite séquence…

Clos vendanges Brut 2015

Fort…Tsampéhro !

Porche du Clos 1

Le Clos de Tsampéhro poursuit ses transformations et s’affiche aujourd’hui en lettres de bronze ! En effet, on y accède depuis peu en passant sous un grand porche qui marque l’entrée du domaine.

Cette imposante structure accueille désormais les visiteurs en leur montrant la voie conduisant au cœur de ce terroir d’exception ainsi qu’à ses guérites de réception. La combinaison du mélèze et du bronze, évocatrice à la fois de noblesse et de force, place ainsi notre arche au rang de « gardienne du patrimoine ».

Porche du Clos

L’ensemble est évidemment surmonté du grand « T » de Tsampéhro, comme un trait d’union entre ciel et terroir…Bienvenue au Clos de Tsampéhro !

« Taille tôt, taille tard… »

Taille 2015 1

« Taille tôt, taille tard, rien ne vaut la taille de mars ! ». Ce vieux adage, bien connu des vignerons, valorise le mois de transition de l’hiver vers le printemps pour réussir la première étape clé de la saison viticole. Joël Briguet, toujours très respectueux du savoir des anciens, le met en pratique cette année pour les vignes du Clos. Sur la quinzaine d’hectares que Joël « travaille » à l’année, il met toujours un point d’honneur à s’occuper personnellement des ceps de Tsampéhro. Les parchets les plus jeunes requièrent une attention accrue: chaque pied est donc observé attentivement avant de porter l’irrémédiable coup de sécateur. Le geste précis de l’expert façonne ainsi la plante pour lui conférer force et tenue sur la durée.

Taille 2015 3

Ici, Joël « sculpte » un cep de Merlot pour lui donner sa configuration finale en « Cordon de Royat » : développée à la ferme-école de Royat (dans l’Ariège, en France) au 19ème siècle, cette taille courte de la vigne est aujourd’hui largement pratiquée dans le monde entier. Malgré sa mise en place délicate, elle amène de multiples avantages qualitatifs, notamment une meilleur maitrise des rendements et une maturité plus homogène de la vendange. Les grappes peuvent aussi être progressivement mieux orientées, et profiter d’une aération et d’un ensoleillement optimaux selon les expositions.

Taille 2015 2

Après quelques dizaines de milliers de « clics », la taille 2015 du Clos de Tsampéhro se termine sous un beau soleil printanier et la satisfaction du devoir accompli…même si tout reste encore à faire pour nous mener vers l’Edition V des vins du Clos…

Vendanges 2014…Édition IV déjà !

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Les vins de l’Edition IV terminent tranquillement leur deuxième fermentation, et ainsi, le cycle des vinifications de la vendange 2014 prendra fin, pour laisser place à la longue phase de maturation et d’élevage. Jetons toutefois un dernier coup d’oeil dans le rétroviseur et analysons les « fondamentaux » de cette dernière vendange. Et pour commencer, avouons humblement que nous attendions 2014 comme l’avènement d’un millésime plus généreux pour les vins du Clos de Tsampéhro, notamment grâce aux premières récoltes de jeunes vignes récemment installées…mais c’était faire fi des caprices de Mère Nature qui nous aura réservé bien des surprises !

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La saison avait pourtant bien commencé: une floraison idéale par un début de printemps radieux laissait entrevoir une belle récolte. Mais juste avant l’été, la météo ne tenait déjà plus ses promesses et nous réservait, avec force et fracas, coups de vent et humidités récurrents, mettant toute la profession sous haute tension. Joël Briguet a dû redoubler d’effort pour conduire le vignoble dans ce contexte difficile et…à la fin de l’été, alors que la situation apparaissait finalement sous contrôle, un invité surprise engendrait un nouveau défi de taille: la mouche Suzuki ! Jusqu’alors quasiment inconnue dans le vignoble valaisan, ce petit insecte semait la panique dans les coteaux: sa soif de raisin a provoqué des dégâts irréparables sur certains secteurs viticoles, engendrant pourriture acide et parfums de vinaigre. Heureusement, la bonne situation topographique du Clos de Tsampéhro, ainsi qu’un tri ultra-minutieux des baies récoltées nous permettait de réaliser l' »impossible »: une vendange parfaitement saine !  Au final, la seule conséquence fâcheuse de toutes ces acrobaties pour le millésime se résume à une baisse potentielle du nombres de flacons disponible à l’automne 2016…

Après la route…les chemins !

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La route carrossable qui traverse le Clos de Tsampéhro date de 2012 déjà...Il s’agissait maintenant pour nous de faciliter l’accès à pied dans les différentes parcelles qui composent le Clos, à la fois pour soulager nos mollets, mais aussi ceux de nos visiteurs de plus en plus nombreux à nous demander à se rendre « in-situ » ! La pente est rude à certains endroits, surtout là où Joël a choisi de planter le Cornalin… 40 à 45% de déclivité…Notre inégalable contre-maître Antonio a donc équipé dernièrement le domaine d’une dizaine de rampes d’escalier en anciennes traverses de chemin de fer. Les tentatives d’érosion n’ont qu’à bien se tenir ! Il en a aussi profité pour refaire entièrement le muret et l’escalier d’accès en pierres sèches d’une des guérites. Merci Antonio, c’est top !

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Travaux d’été aux guérites…

Guérite 2

Les premières chaleurs sont quelquefois propices aux décisions courageuses…comme de reprendre les travaux d’«infrastructure» au Clos de Tsampéhro. Après la mise en beauté de notre guérite principale l’été dernier, c’est au tour d’une deuxième guérite de prendre la même teinte ocre clair et de se voir ainsi mise en valeur. C’est aussi l’occasion pour nous de parfaire nos lieux de réception en montant une large pergola en mélèze permettant d’accueillir nos convives autour d’une belle table de pierre ombragée,

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et d’y installer un petit bassin à proximité. Pratique pour rafraîchir, soit les verres, soit les dégustateurs…La suite ? L’été prochain…

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Suspense autour du Completer

Completer 3La campagne de réencépagement 2012 du Clos de Tsampéhro a connu son apogée le 24 avril lors de la plantation de 900m2 de Completer. Ce très vieux cépage indigène se destinait à jouer un rôle particulier – sans savoir encore lequel – dans notre quête d’élaboration de grands vins d’assemblages suisses. Ces derniers jours, Joël Briguet s’active patiemment à l’éducation de cette jeune recrue, afin de la préparer à sa première vendange.

Le Completer serait originaire des Grisons où il est répertorié depuis 1321…et sa surface mondiale se résume aujourd’hui à un modeste 3,5 ha ! Cependant son histoire est également valaisanne, et remonte à plus de quatre siècles. Le célèbre ampélologue José Vouillamoz – dans ses tout derniers travaux de recherche génétique – lui attribue même une parenté avec le cépage 100% valaisan Lafnetscha.

Au-delà de notre volonté de participer à la conservation de ce cépage rare, la décision d’introduire ce plant au Clos de Tsampéhro fut aussi motivée par ses qualités organoleptiques et sa faculté à produire des vins de grande garde. Il est réputé pour révéler une belle acidité et des arômes envoûtants de coing, de mirabelle, de miel d’acacia. Son équilibre sucre-acidité est idéal et confère au vin une remarquable persistance. Il faut toutefois lui laisser le temps de s’exprimer et ne pas faire preuve de précipitation pour le déguster.

Completer 1

A la vigne cependant, c’est un cépage difficile, voire têtu, et qui requiert une attention de tout les instants. Lors des premières années qui suivent la plantation, le travail de formation de chaque pied est primordial. Et au cours de sa troisième feuille, le futur système de taille (en l’occurrence Cordon de Royat pour Tsampéhro) doit déjà été défini. Au Clos, Joël se consacre personnellement à la sélection des sarments qui deviendront les futures « cornes » du pied:  espacement, orientation, aération, alignement sont autant de facteurs qui influenceront à l’avenir la qualité des tailles. Notre « expert » en profite également pour effectuer la première régulation de charge en ne laissant qu’une grappe par baguette, garantie d’une concentration maximale de la future vendange.

Vinifiée séparément des autres cépages blancs du Clos, cette première cuvée de Completer fera l’objet d’un suivi très particulier et de nombreuses dégustations afin, notamment, de déterminer sa « destination » finale : assemblage ou cuvée spéciale ? Le suspense reste entier !

Completer 2

Noël avant l’heure

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Très belle surprise récemment pour les Tsampéhristes: nous avons pu acquérir les deux dernières parcelles composant le versant principal du lieu-dit « Tsampéhro » – magnifiquement exposé sud-ouest. Au début de ce printemps 2014, c’est donc un des derniers volets de la réhabilitation des vignes du Clos de Tsampéhro qui se joue. L’arrachage et le réencépagement sont confiés à l’expert incontesté Antonio, secondé exceptionnellement pour l’occasion par Vincent, extrait tout exprès de sa cuverie…Les parcelles nouvellement acquises étant adjacentes à celles déjà existantes de Chardonnay (cépage entrant dans la composition du Clos de Tsampéhro Extra Brut), c’est tout naturellement ce même cépage que nous avons choisi de planter. Travail physique, l’opération consiste en premier lieu à faire place nette des « vieux bois ». En effet, leur pourrissement en sous-sol pourrait nuire à l’enracinement des jeunes vigne. Puis, c’est l’étape minutieuse de la plantation à la main – cep par cep – qui suivra. Le soin apporté à ces interventions sont capitales, car aujourd’hui, quand on plante une vigne, c’est pour 100 ans !

Ladybird @ Tsampéhro

Cocinelle

La coccinelle fait partie des prédateurs naturels que l’on cherche au maximum à préserver dans le vignoble. Elle joue notamment un rôle prépondérant dans la lutte contre les pucerons et autres parasites viticoles. Lors d’une ultime séance de taille des vignes au Clos, une de ces jolies « bêtes à bon Dieu », encore engourdie par les frimas de l’hiver, est venu trouver refuge dans la puissante main de Joël Briguet…Trop souvent victime collatérale des traitements phytosanitaires, sa présence opportune nous confirme les bienfaits de notre stratégie « bio » dans la gestion du Clos. Les parasites indésirables n’ont qu’à bien se tenir, Tsampéhro est sous bonne garde ! Et comme dans l’imaginaire collectif la coccinelle représente également un « porte-bonheur », souhaitons-nous le meilleur pour la suite du cycle végétatif…

Tailleur « sur mesure »

taille 2 2014Le calme de l’hiver offre un environnement propice à la taille. C’est une étape essentielle qui signe la naissance d’un nouveau cycle pour la vigne. Elle doit être menée d’une main experte, précise et « visionnaire », puisque ses conséquences seront déterminantes pour les mois, mais aussi pour les années qui suivront…En effet, la taille permet de dompter l’émancipation de la plante, mais aussi de réguler la charge en raisin. Plusieurs modes de conduite existent (p.ex. Guyot, Cordon ou Gobelets), chacune adaptée à un groupe de cépage et jouant un rôle majeur sur le potentiel de la vendange. Au Clos de Tsampéhro, le « maitre » incontesté c’est Joël Briguet, doté d’une expérience de plus de 25 ans en la matière. Il œuvre seul depuis maintenant plusieurs jours sur les trois hectares du Clos, ne pouvant se résoudre à confier cette mission à qui que ce soit d’autre. En effet, il s’agit de porter une attention toute particulière à la taille de formation des jeunes vignes, qui durera au minimum trois ans, durant lesquels les ceps prendront forme et vigueur…sans oublier les plus anciennes, comme sur cette parcelle de Cabernet Sauvignon d’une trentaine d’années, où on le voit effectuer – avec dextérité – une taille en Cordon. Courage Joël, plus qu’un ou deux !

taille 1 2014

Soleil…pour la guérite Tsampéhro

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Chantier d’été autour d’une des cabanes de vigne du Clos de Tsampéhro, appelée à devenir bientôt un espace d’accueil pour nos amis et visiteurs au cœur même du vignoble. Celle-ci est donc la première à avoir bronzé et pris une belle teinte Terre de Sienne, les autres suivront au gré des disponibilités des artistes-peintres du Team Tsampéhro. Notre guérite a accueilli sur son toit quatre panneaux solaires qui l’alimentent depuis lundi dernier en lumière « bio » et permettent également à notre petit frigo de rafraîchir quelques flacons de « La Romaine », en attendant ceux du Clos de Tsampéhro ! Et pour les froides journées d’entre-saison à venir, c’est une autre énergie naturelle qui nous laissera peut-être « buller » avec vous à la cabane: les sarments de vigne et le bois qui alimenteront l’antique poêle norvégien que nous venons aussi d’y installer. Reste encore à faire réaliser un banc d’angle bien confortable par notre menuisier fétiche (son travail d’orfèvre est à découvrir bientôt dans la salle de dégustation du Tsampéhro…). Santé !

Hélicoptère…bio!

Helico

© Air Glaciers

Le vignoble valaisan, très morcelé et planté en terrasses difficilement accessibles, figure parmi les plus escarpés du monde. Dans ce contexte particulier, l’hélicoptère est depuis une vingtaine d’année un allié efficace. Il s’est progressivement adapté à l’exigence des vignerons d’adopter une approche plus écologique, notamment en diminuant progressivement la quantité de produit de traitement par hectare mais aussi par une consommation de carburant en baisse. Pour le Clos de Tsampéhro – en partenariat avec Air Glaciers – un pas supplémentaire est franchi avec notre participation pionnière dans un nouveau programme de lutte biologique héliportée. Ce programme spécifique garantit une approche respectueuse des vignes en renonçant à l’usage de toute matière active de synthèse dans les traitements effectués. C’est plus onéreux…mais évidemment plus en ligne avec nos valeurs. Le mois de mai 2013 marque donc la première étape d’une opération qui combine « techno » et « bio ». Des contrôles réguliers seront effectués par Joël Briguet jusqu’à la maturation du raisin et un bilan final sera partagé en fin d’année avec Air Glaciers…et avec vous.

Travaux sur les Hauts de Tsampéhro

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Pour le cinquième printemps consécutif, les activités de replantation ont repris au Clos de Tsampéhro. Cette année le programme consiste en le défoncement d’une parcelle de 1000m2 nouvellement acquise sur les Hauts de Tsampéhro – afin d’y planter de la Petite Arvine – et le réencépagement de 900m2 de Cornalin au coeur du Clos.  Un travail méticuleux avec une élimination en profondeur des anciens ceps, pour une préparation optimale des sols. L’objectif est de compléter – à l’horizon 2015 pour des vins disponibles fin 2017 ! – les quantités de raisins à disposition des cuvées Tsampéhro Brut (assemblage de Petite Arvine, Chardonnay et Pinot Noir) et Tsampéhro Rouge (assemblage de Cornalin, Cabernet Sauvignon, Cabernet Franc et Merlot). Une chose est sûre néanmoins: ce ne seront – à terme – qu’un grand maximum de dix mille flacons qui pourront porter l’étendard « Tsampéhro ». Un clos reste un clos….

Larme de bonheur

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Les premières larmes – de bonheur bien sûr – au Clos de Tsampéhro. Cette goutte de sève sur un plant d’Heïda (Savagnin Blanc) annonce le réveil de la vigne et l’arrivée du printemps. L’hiver long et rigoureux qui se termine va certainement retarder de quelque semaines l’éclosion des bourgeons. Il est également temps pour Emmanuel Charpin (intronisé récemment…paysagiste du Clos !) de tailler la vingtaine d’arbres fruitiers qui tiennent compagnie aux milliers de ceps de vignes. Après les nombreux travaux et aménagements effectués au fil des ans, le Clos commence vraiment à avoir fière allure.

Cornalin 2012…encavé

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Une courte fenêtre météo favorable dans un ciel tourmenté à permis ce matin la vendange du Cornalin du Clos de Tsampéhro. Entre l’alpinisme et le métier de vigneron, il y a parfois des rapprochements troublants…Les caissettes de vendange encore fraiche de la nuit passée ont accueilli les quelques 11ookg de la récolte. Le transport du Clos à la cave ne dure que deux minutes. A l’encavage, la qualité est au delà des attentes de l’oenologue du Clos – Vincent Tenud – avec un sondage supérieur à 109° Oe et un état sanitaire parfait du raisin. Le vin issu de ces grappes constituera la colonne vertébrale du Tsampéhro Rouge (Edition II) que nous dégusterons ensemble fin 2015 !

V12: Cornalin roi du Clos

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La maturité du roi du Clos – le Cornalin – doit être suivie de très près. C’est un cépage particulièrement capricieux qui se laisse difficilement « diriger » et le contexte climatique du millésime complique encore l’exercice. Chaque jour qui passe pèse « lourd » en terme qualitatif –  et la décision de déclencher ou non la vendange est un véritable supplice chinois pour Joël Briguet. Aujourd’hui pourtant, les indices collectés  – et la légendaire intuition du vigneron – laissent entrevoir une récolte imminente…

V12: Cabernet Sauvignon prometteur

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Au travers de ses « visites » quotidiennes au Clos de Tsampéhro, Joël Briguet évalue l’état de maturité de chacun des dix cépages qui le compose aujourd’hui. A l’approche des vendanges, les grappes de Cabernet Sauvignon laissent entrevoir une belle récolte et « affichent la couleur » sous les perles de rosée… La dégustation des baies révèle déjà une belle maturité phénolique, mais il s’agit de patienter encore un peu pour que tout le potentiel aromatique du cépage se retrouve dans l’assemblage du Tsampéhro Rouge (Edition II).

V12 : effervescence au Clos

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Les vendanges 2012 du Clos de Tsampéhro démarrent particulièrement tôt dans la saison, avec les trois cépages nécessaires à l’élaboration du Tsampéhro Brut (Edition II). En effet, Petite Arvine, Chardonnay et Pinot Noir se doivent d’être récoltés avec une maturité légèrement plus faible pour conserver toute la fraîcheur et l’acidité indispensable à une bonne prise de mousse. Vendanges manuelles – bien sûr – et utilisation de petites caissettes de 15 kg pour respecter au maximum l’intégrité de chaque baie. Ce sont ensuite des protocoles stricts de pressurage du raisin que Vincent suit- très sereinement – à la cave. Paul Vetter – journaliste  à la télévision régionale Canal9 -« immortalise » différentes scènes de cette belle journée dans un petit reportage que vous pouvez voir ou revoir dans la section « Médias » de ce site.

Feuilles de mai

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Mais que c’est beau une vigne qui bourgeonne ! Les premiers rayons de soleil du printemps redonnent vie aux vieux ceps du Clos de Tsampéhro. Ce plant de Cabernet Sauvignon laisse entrevoir ce retour à la vie mais aussi le début de la formidable métamorphose qui s’accomplira dans quelques mois. Des soins attentifs et une approche respectueuse du végétal et de la terre permettront d’en tirer le meilleur pour les vins du Clos. « Le vin se fait d’abord et surtout à la vigne » rabâche Amédée, le père de Joël Briguet, qui du haut de ses 83 ans arpente quotidiennement les parcelles de La Romaine et du Tsampéhro . C’est lassant que les anciens aient (presque…) toujours raison.

Completer au coeur du Clos

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Les travaux 2012 de plantation des « barbus » (ou plantons) s’achèvent par l’encépagement – au coeur du Clos – d’une parcelle de 800 m2 en Completer. Cette variété très rare, mais présente en Valais depuis plus de quatre siècles, est un des parents du Lafnetscha de par son mariage avec l’Humagne Blanche. On retrouve quelque hectares de ce cépages également dans les Grisons où il en est fait mention vers 1321 déjà. Nous avons entendu dire qu’une poignée d’autres vignerons passionnés en avaient également passé commande cette année auprès des pépiniéristes…Pour le Clos de Tsampéhro, la démarche est double: miser sur la fraîcheur et l’originalité de ce cépage pour « compléter » notre vin d’assemblage le Tsampéhro Blanc et participer à la préservation des cépages historiques suisses et valaisans. Joël Briguet a donc naturellement sélectionné au sein du Clos une parcelle qui possède un sol exceptionnel – et qu’il avait déjà lui même travaillé 25 ans plus tôt !

Merlot-Cabernet Jour J

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Le jour J est enfin arrivé ! Le printemps est bien installé et la campagne de plantation 2012 démarre. Aujourd’hui, on ajoute une jolie surface de Merlot et on complète les vieilles vignes de Cabernet Sauvignon qui occupe déjà le coeur du Clos depuis quelques décennies. On brasse à nouveau une terre magnifique, meuble, vivante, qui fait presque penser à une plage de Toscane ! La possibilité d’avoir recours à une plantation mécanisée – grâce à une pente relativement sage à cet endroit du Clos –  nous permet d’espérer un démarrage rapide des jeunes plants et un bon taux de reprise. Ce sera donc vraisemblablement deux ans d’attente au lieu de trois pour une première vendange.

Trouver « notre » voie

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Ce premier « post » du site du Clos de Tsampéhro relate la création d’un chemin… Rien de plus adéquat pour symboliser la démarche de l’équipe du Clos: ouvrir une petite voie, un accès vers encore davantage de plaisir et de reconnaissance pour les vin suisses. De fait, le remembrement des nombreuses parcelles réunies dans le cadre de la reconstitution du Clos nécessite également la construction d’un chemin d’accès au cœur du domaine. Mais la forte inclinaison du Clos rend l’exercice délicat. Le recours à de nombreux engins spécifiques pour stabiliser la future route est donc prévu. Et aujourd’hui, c’est une « pelle araignée » qui incise la roche à l’aide d’un pic hydraulique afin d’assurer l’assise du futur mur de soutènement. En parallèle, la vue du profil géologique nous permet d’apprécier la faible couche de terre dans laquelle la vigne de Cornalin, plantée juste au-dessus, doit – elle aussi – se frayer son chemin…