Tsampéhristes…Heureux et tristes !

Heureux d’avoir vécu, ce lundi, notre journée de lancement pour les professionnels de l’Édition V (vendanges 2015) avec une belle participation et des commentaires élogieux sur nos vins. Non seulement c’est un millésime exceptionnel qui a été proposé à la dégustation et à la vente, mais il a été accompagné de la présentation du dernier né de la famille des vins du Clos de Tsampéhro: notre première cuvée de Completer (vendanges 2014) ! De nombreux grands chefs, sommeliers, cavistes, médias et critiques de l’Helvetovino étaient de la partie, et sont restés après les travaux pratiques pour partager une sympathique dégustation de quatre…fondues avec l’équipe au complet.

Tristes toutefois, d’avoir informé le même jour nos partenaires commerciaux qu’Emmanuel Charpin – notre Directeur Commercial depuis cinq ans – allait devoir prendre quelques distances d’avec le Clos de Tsampéhro. En effet, Emmanuel qui s’était engagé à accompagner notre aventure durant les premiers millésimes – et à tenu promesse ! – tout en poursuivant en parallèle d’autres activités liés à l’univers du vin, va bientôt rejoindre l’équipe de Direction du Château de Villa à Sierre. Cela ne représente en fait qu’une continuité dans son parcours professionnel, puisque Emmanuel nous avait rejoint après avoir déjà officié cinq ans comme responsable de l’œnothèque du Château de Villa, et y avait conservé de nombreux mandats ces dernières années. Dès le début de l’année prochaine, Emmanuel va donc concentrer l’essentiel de son action auprès de cette quasi-institution valaisanne, où il rejoindra l’équipe du nouveau Directeur, Yannick Tenud…qui n’est autre d’ailleurs que le frère de Vincent Tenud, notre Tsampéhriste œnologue !

Le Château de Villa œuvrant cependant à la notoriété de l’ensemble des vins et des producteurs du Valais, il aurait été inconvenant qu’Emmanuel, dans ces nouvelles fonctions, reste directement attaché à l’un d’entre eux, en occurrence le Clos de Tsampéhro. Il est donc compréhensible, mais triste pour nous, qu’Emmanuel doivent s’affranchir de notre aventure, tout en demeurant à l’avenir, comme il le dit lui même, le meilleur ambassadeur de cœur de nos vins ! Emmanuel a vibré pour Tsampéhro, a fait vibrer le projet Tsampéhro et nous a fait vibrer, nous Tsampéhristes, amis et clients du projet, par ses larges connaissances œnologiques et, par dessus tout, par sa passion communicative du vin. Nous lui souhaitons, avec toute notre amitié, le meilleur pour la suite !

Sa dernière mission avant son départ, toutefois, sera la mise en orbite de notre nouveau Directeur Commercial – ou plutôt Directrice Commerciale ! – puisque nous avons la grande chance d’accueillir dans notre société, à compter du 1er décembre prochain, Johanna Dayer. Johanna est diplômée de l’École Hôtelière de Lausanne et a obtenu un Master en marketing digital auprès de l’institut CREA, à Genève. Elle est aussi candidate à l’obtention du sésame ultime des professions du vin – le titre rare et convoité de Master of Wine – pour lequel elle continuera de se préparer quelques années en parallèle de ses fonctions au Clos de Tsampéhro. Ces dernières années, Johanna Dayer a également travaillé pour l’entreprise Provins en Valais, en œuvrant de manière importante au marketing et à la commercialisation de la gamme de vin de prestige Electus. Jeune passionaria du vin, avec – déjà – une impressionnante connaissance des multiples facettes de ses métiers, Johanna va nous aider à progresser encore dans notre quête de l’absolu bachique ! Emmanuel et Johanna contacteront prochainement chacun de nos partenaires pour assurer une transition douce.

Un autre renfort de qualité a également rejoint, il y a quelques semaines, les équipes de la Cave La Romaine et du Clos de Tsampéhro, puisque la meilleure apprentie formée au sein de l’administration cantonale valaisanne, Angélique Délèze, épaule dorénavant à la cave notre œnologue Vincent. La jeune résidente de Réchy vient juste de boucler quatre années d’études et de pratique au Domaine du Grand-Brûlé de Leytron avec un double certificat de compétences en poche, celui de viticultrice et de caviste.

Vive les femmes du vin !

Froid…et chaud au coeur pour Tsampéhro !

La saison avait démarré très tôt cette année, confortée par un début de printemps quasi estival (voir notre post «  C’est parti pour la…septième !  « ). C’était sans compter sur un sévère rappel à l’ordre de Dame Nature qui, décidément, n’en fait qu’à sa tête !

Dans de nombreuses régions d’Europe, de Suisse et particulièrement en Valais, les nuits des deux dernières semaines ont mis le moral (et le sommeil…) des vignerons à rude épreuve. Ils ont dû affronter des températures négatives à plusieurs reprises, causant de terribles dégâts de « gel noir » sur les jeunes pousses.

Par ce post, nous souhaitions vivement remercier toutes les personnes qui, par leurs nombreux messages, se sont inquiétées des conséquences du gel pour le Clos de Tsampéhro.

Même si le danger reste encore d’actualité pour les prochains jours, nous avons été très privilégié de constater, qu’à ce stade, seul 5 à 10 % des ceps du Clos sont touchés. Ce n’est pas agréable, certes, mais c’est si peu par rapport à bon nombre de collègues de la région qui déplorent parfois jusqu’à 80% de dégâts sur leur domaine…Nous les assurons de notre solidarité et de notre amitié pour traverser cette mauvaise passe.

Tsampéhro et le retour du… »Plumett »!

Dès le départ de l’aventure Tsampéhro, nous avons toujours été soucieux d’agir en harmonie avec notre environnement. Dans ce même esprit, le nouveau millésime qui s’annonce nous permet de lancer une nouvelle étape viticole au Clos de Tsampéhro: le labour des sols ! Le temps des traitements de conforts aux herbicides chimiques devrait bientôt être révolu chez tout vigneron qui se respecte, et c’est tant mieux. Cependant, les alternatives restent pour l’heure peu nombreuses : enherbements, labours ou paillages ont chacun leur lot d’avantages et d’inconvénients. Et dans le climat très sec du Valais Central, avec qui plus est, un terroir si favorable au compactage des terres, le choix est difficile.

La tendance principale en Suisse est à l’enherbement, mais ce dernier pose encore un problème marqué de concurrence hydrique avec la vigne au cœur du climat ultra-sec du Clos de Tsampéhro. De surcroît, rares sont les espèces de plantes vivaces qui peuvent supporter un régime en eau aussi strict que celui là tout au long de l’année. Ainsi, un travail de sélection d’espèces végétales propres à ces contraintes climatiques très spécifiques doit encore être opéré en amont – ce à quoi nous nous attelons, sans toutefois préjuger des résultats…

C’est donc par la réintégration du travail traditionnel des sols que nous entamons notre action. Bien mené, ce désherbage mécanique peut améliorer l’aération du sol, sa structure physique et la pénétration de l’eau. Il favorise l’activité biologique et la vie du sol, améliorant progressivement l’alimentation de la vigne. En coupant les racines superficielles du cep, il force aussi le plant de vigne à s’enraciner en profondeur, lui garantissant ainsi une pérennité et une autonomie accrues. Cependant la configuration accidentée du vignoble rend la tâche longue et difficile, et c’est un véritable travail de forçat – appelé à s’étaler sur plusieurs années – qui démarre pour Joël et son équipe…On oublie jamais comment monter à vélo dit-on, et bien tout valaisan qui a connu le travail à la vigne au siècle dernier, n’oubliera jamais comment faire fonctionner un bon vieux treuil « Plumett ». Joël a donc dû dépoussiérer le sien, et après quelques toussotements, le fameux « Plumett » a repris du service pour tracter – lentement-  le « soc » au cœur des rangs de ceps.

Cultiver les sols, dans le respect de l’environnement et du terroir, les rend plus vivants. Les vins deviennent aussi parallèlement plus frais, plus vifs et plus complexes. Au-delà de l’intérêt écologique, c’est donc aussi une véritable perspective œnologique qui nous anime. Et on se réjouit d’avance de pouvoir partager ces résultats avec vous…dans quelques années !

C’est parti pour la…septième !

Conforté par les rayons d’un – très – généreux soleil de printemps, le Clos de Tsampéhro a repris une teinte annonciatrice d’un nouveau millésime. La riche flore du Clos revient aussi progressivement à la vie, encore sous la garde rapprochée des hordes de Choucas qui virevoltent au-dessus des vignes. Amandiers, pêchers, poirier, cognassiers, noyers, romarins, figuiers, grenadiers et cerisiers offrent une subtile combinaison florale et dispensent d’entêtants parfums. Les bourdons et abeilles œuvrent déjà de fleurs en fleurs tandis que les lézards des murailles terminent leur mue en se réchauffant entre les joubarbes et les rosiers.

Pour ce qui est de la vigne, cette septième récolte se dessine déjà avec des bourgeons sur le point d’éclore…Pour l’instant, le foehn joue les protecteurs mais la saison ne fait que commencer et la lutte sera encore longue pour aboutir à une vendange de haute qualité dans plusieurs mois !

L’éveil du Tsampéhro en image :

 

 

« Fan Zone » du Tsampéhro…

Pergola treille 2

C’est le cinquième été consécutif durant lequel nous effectuons des transformations au Clos, et ce afin de vous faire profiter d’une « Fan Zone » de première catégorie ! Après les travaux sur la guérite principale, deux nouvelles pergolas ont été montées. La première, d’où l’on bénéficie d’un point de vue imprenable sur la Vallée du Rhône, offre une nouvelle charpente en mélèze massif à notre treille quasi-centenaire d’Humagne Rouge (photo ci-dessus et ci-dessous). L’an passé déjà, Antonio avait entièrement refait l’impressionnant mur en pierres sèches qui la soutient.

Pergola treille 1

Dans la foulée, la petite guérite située le long du chemin d’accès a elle aussi reçu son « brise-soleil » (photo ci-dessous).

Pergola petite guérite 1

Plusieurs variétés de raisins de table y ont été plantées pour que, dans quelques années, la pause à l’ombre sur le banc puisse s’accompagner d’un petit grappillage bienvenu…

Bon été à tous !

Pergola petite guérite 2

Les grenadiers…sont en fleurs !

Bouton floraux de grenadiers en pleine explosion.

Grâce au climat exceptionnel du Valais central, le Clos de Tsampéhro prend des allures de Jardin d’Éden. Les très pacifiques grenadiers du domaine sont aujourd’hui en fleurs ! C’est un plaisir de partager avec vous ces quelques photos d’une plante fascinante et plutôt rare sous nos latitudes…

Jeunes boutons floraux de grenadiers.
Jeunes boutons floraux de grenadiers
Un des grenadiers de Tsampéhro
Un des grenadiers de Tsampéhro
Fleur de grenadier.
Fleur de grenadier.
Une grenade du millésime 2015.
Et une grenade de l’an passé…

Sixième saison !

Taille 2016

Sixième saison déjà pour la série « Le Clos de Tsampéhro » ! Le printemps a pris ses quartiers avec un peu d’avance, provoquant « fissa » la reprise du tournage et les premiers égards portés au futur millésime 2016: lame affutée en main, notre acteur star Joël Briguet ajuste chaque coup de sécateur pour ciseler la base de la future récolte.

La parfaite maitrise de la morphologie du cep est essentielle, non seulement pour garantir la pérennité du cep, mais aussi bien sûr pour maîtriser sa vigueur et ainsi la quantité de raisin que la vigne devra produire. Chaque cépage – il y en a dix différents au Clos de Tsampéhro – doit faire l’objet d’un système de taille approprié, garantissant un mode de conduite de la vigne lié à son potentiel de vendange spécifique.

Taille 2016 - 2 petit

Joël taille ici notre parcelle de Completer. Il a opté pour une taille courte en Cordon de Royat. Avec ce système les futures grappes seront parfaitement réparties et profiteront à la fois d’un ensoleillement maximal et d’une bonne aération. Cette taille permet aussi d’atteindre un degré de maturité très homogène au moment de la récolte. Les rendements sont par contre diminués de 30% par rapport à un système de taille longue..

Un choix douloureux, mais indispensable pour obtenir une exceptionnelle et unique barrique par millésime de ce vin blanc extraordinaire. En fin d’année, le précieux fût 2016 viendra tenir compagnie aux deux premiers millésimes vinifiés (2014 et 2015) et qui s’affinent encore dans la fraîcheur du chai du Tsampéhro…