Un chouette Dimanche Matin pour Tsampéhro !

Quel bonheur de découvrir cette pleine page consacrée aux vins du Clos de Tsampéhro dans le dernier Matin Dimanche ! Son auteur, Isabelle Bratschi, retranscrit habilement l’esprit d’excellence – mâtiné d’une bonne dose de convivialité – qui nous anime depuis le début de cette belle aventure (l’article complet en PDF).

P.S.: les septièmes vendanges au Clos ont démarré…

Escapade piémontaise – Jour 1

C’est devenu une tradition depuis la renaissance du Clos de Tsampéhro, mais c’est aussi et surtout un bel effort de formation continue: chaque année avant l’été, notre quatuor part en voyage d’étude ! Ceux-ci nous permettent à chaque fois de découvrir d’autres façons de vivre et de penser bien sûr, mais aussi d’autres manières d’envisager la vigne et le vin. Après le Bordelais, la Champagne, la Bourgogne et la Vallée du Rhône, les tsampéhristes ont jeté leur dévolu cette année sur les fascinantes terres du Piémont.

Et pour que cette expédition bachique révèle toute la richesse de cette région et de ses multiples appellations, il nous fallait un guide de très haut niveau, à même de nous concocter un programme d’exception: l’affaire fut vite réglée en la personne de Michele Caimotto, originaire de la région et ex-chef sommelier de renom en Suisse, et qui œuvre dorénavant comme consultant par le biais de sa société Wine Rose.

C’est donc à l’aube et en sa compagnie que nous avons pris la route vers l’Italie, pour vivre une première journée d’exploration axée sur le Nebbiolo – évidemment – mais surtout sur les sols volcaniques du Nord Piémont (2800 ha). Première rencontre, à Masserano, avec Cristiano Garella, qui œuvre comme œnologue-consultant auprès de nombreux vignerons sur l’appellation Bramaterra.

Il nous reçoit d’abord au cœur de son propre vignoble, couvrant une surface de 8 ha et produisant des crus Bramaterra, Coste della Sesia et Lessona. L’appellation Bramaterra se caractérise par des assemblages de Nebbiolo, Vespolina et Croatina et offre des vignobles où les cépages se côtoient et se mélangent allègrement. L’enherbement y est quasi généralisé et permet ainsi de limiter l’érosion des sols et de composer avec une pluviométrie plutôt généreuse.

Nous rejoignons ensuite la cave pour goûter des vins en élevage (Nebbiolo 2015, Croatina 2015 et Vespolina 2015) suivis de quelques flacons de Bramaterra «Le Pianelle » (2011, 2013, 2014) et de Bramaterra « Colombera e Garella » (2012). Cette dégustation confirme pleinement le potentiel, si ce n’est déjà la valeur de notre hôte, qui compte, à tout juste 30 ans, parmi les meilleurs experts du Haut-Piémont.

Après une pause gourmande à Cossato, nous prenons la route vers les terroirs de Boca pour découvrir d’autres cépages autochtones, toujours vinifiés en méthode traditionnelle. Nous sommes accueillis au pied de l’impressionnant sanctuaire de Boca par Silvia Barbaglia de l’Azienda Vitivinicola Barbaglia, à Cavallirio. Silvia nous détaille la complexité géologique des sols sédimentaires de l’appellation, construits par ruissellement des eaux du glacier situé au pieds du Monte Fenera.

Ce régime fluvial est responsable de l’apport de bloc rocheux issus du Monte Rosa (oui, oui, le Mont-Rose, le même que nous). Il a largement influencé la formation des appellations Fara, Ghemme et Sizzano toutes proches. Pourtant, située au nord du Haut Piémont, à deux pas de ce trio, Boca a géologiquement davantage à voir avec ses voisines situées à l’Ouest de la Sesia (comme Gattinara et Bramaterra). La parenté vient notamment de sols maigres, peu structurés, « squelettiques » dit-on parfois ici, ainsi que d’un sous-sol constitué de porphyre (brun / ferrique). Dans l’ensemble, ses vignobles situés à des altitudes comprises entre 400m et 500m, et encerclés de forêts d’acacias, sont très acides et nécessitent ainsi l’apport de chaux deux fois par an.

La DOC Boca fut créée en 1969, et s’étend au-delà de Boca, sur les communes de Maggiora, Cavallirio, Prato Sesia et Grignasco. La superficie plantée en vignes est seulement d’environ 13 ha, sur 30 délimités ! Les encépagements, pour avoir droit à l’appellation, s’articulent autour de 45 à 70% de Nebbiolo, de 20 à 40% de Vespolina, et au maximum de 20% d’Uva rara…

De retour à la cave, nous découvrons avec plaisir les subtilités du cépage Erbaluce vinifié en vin effervescent et déclinés en plusieurs dosages. Silvia nous propose aussi de déguster quelques créations tranquilles en monocépages issus des plants Vespolina et Croatina. Après avoir pris congé de notre charmante hôtesse, nous partons pour une rencontre d’exception chez Christoph Künzli du domaine Le Piane. Parti il y a plus de vingt ans de sa Suisse natale, ce passionné de l’appellation Boca s’est enthousiasmé dans les années 90 pour ce terroir « oublié », au point d’y reprendre l’emblématique petit vignoble du Signore Cerri, et d’y entreprendre, avec un très grand respect, une progressive replantation des cépages locaux.

Vingt ans plus tard, le résultat est là: maintien des ancestrales et extraordinaires techniques de taille – « maggiorina » – et surtout des vins authentiques et de très belles tenues. Une généreuse dégustation sur fûts, suivie de quelques flacons plus matures au cœur du chai, termine de nous convaincre. Le choix de Christoph de procéder à de longues macérations jusqu’à 30, voire 40 jours, nous conforte également dans notre protocole de vinification du Tsampéhro Rouge.

La soirée se termine par un sympathique souper dans la petite ville de Gattinara, à la découverte de la cuisine piemontaise de l’Osteria La Brioska, tout en dégustant une sélection de flacons du terroir calcaire de Ghemme, que Michele a concoctée spécialement pour nous et qu’il nous commente avec son enthousiasme latin. Dur dur les études…

Derniers jours pour les pré-commandes de l’Édition V…

Les crus de notre cinquième récolte (Édition V) seront bientôt mis sous verre. Ce millésime 2015 restera, en Suisse, parmi les plus remarquables de ce début de 21ème siècle et les vins révèlent déjà un potentiel énorme. Cependant, du fait des faibles rendements du millésime caniculaire et face à une demande en constante croissance, des quantités malheureusement limitées de flacons seront de nouveau disponibles…

Peut-être avez-vous déjà effectué votre réservation directement à la cave ou sur notre site ?

Si ce n’est pas encore fait et que vous souhaitez vous garantir une petite allocation de cette nouvelle édition (tout en profitant de nos conditions spéciales de pré-commande!), il ne vous reste que quelques jours pour nous transmettre votre réservation via notre formulaire de commande online. Après le 30 juin 2017, les tarifs standards seront applicables…et la disponibilité ne sera plus assurée.

Faites passer le message à votre entourage ! Une grande partie est déjà réservée par nos partenaires restaurateurs et cavistes, ainsi que par nos plus fidèles aficionados.

L’automne prochain sera aussi pour nous l’occasion de vous faire découvrir un quatrième vin dans notre gamme – un 100% Completer valaisan – dont seuls 300 flacons seront tirés de l’unique barrique de la récolte 2014. Après trois années d’un élevage particulièrement soigné, ce vin blanc à la fois élégant, puissant et tendu, nous offre la promesse de magnifiques sensations et d’une expérience bachiques hors des sentiers battus.

Offre spéciale en précommande (valable jusqu’au 30 juin 2017) : 

  • La bouteille de Clos de Tsampéhro « Completer » 2014 à Fr. 98.- (seuls 300 flacons produits)
  • Le coffret bois de 3 bouteilles de Clos de Tsampéhro (1 Blanc (V), 1 Rouges (V) et 1 Extra Brut (IV)) à Fr. 149.- (au lieu de Fr. 161-)
  • Le carton de 6 bouteilles de Clos de Tsampéhro Extra Brut (IV) à Fr. 199.- (au lieu de Fr. 228.-)
  • La caisse bois de 6 bouteilles de Clos de Tsampéhro Blanc (V) à Fr. 239.- (au lieu de Fr. 264.-)
  • La caisse bois de 6 bouteilles de Clos de Tsampéhro Rouge (V) à Fr. 419.- (au lieu de Fr. 474.-)
  • Le magnum de Clos de Tsampéhro Rouge (V) en caisse bois à Fr. 149.- (au lieu de Fr. 169.-)
  • L’assortiment de 18 bouteilles de Clos de Tsampéhro (6 Blanc (V), 6 Rouges (V) et 6 Extra Brut (IV))  à Fr. 829.- (au lieu de Fr. 966.-)

(livraison franco-domicile en Suisse dès Fr. 500.- de commande; les prix départ cave des vins du Clos de Tsampéhro sont fixés à Fr. 79.- l’unité pour le Tsampéhro Rouge, Fr. 44.- l’unité pour le Tsampéhro Blanc et Fr. 38.- l’unité pour le Tsampéhro Extra Brut).

Froid…et chaud au coeur pour Tsampéhro !

La saison avait démarré très tôt cette année, confortée par un début de printemps quasi estival (voir notre post «  C’est parti pour la…septième !  « ). C’était sans compter sur un sévère rappel à l’ordre de Dame Nature qui, décidément, n’en fait qu’à sa tête !

Dans de nombreuses régions d’Europe, de Suisse et particulièrement en Valais, les nuits des deux dernières semaines ont mis le moral (et le sommeil…) des vignerons à rude épreuve. Ils ont dû affronter des températures négatives à plusieurs reprises, causant de terribles dégâts de « gel noir » sur les jeunes pousses.

Par ce post, nous souhaitions vivement remercier toutes les personnes qui, par leurs nombreux messages, se sont inquiétées des conséquences du gel pour le Clos de Tsampéhro.

Même si le danger reste encore d’actualité pour les prochains jours, nous avons été très privilégié de constater, qu’à ce stade, seul 5 à 10 % des ceps du Clos sont touchés. Ce n’est pas agréable, certes, mais c’est si peu par rapport à bon nombre de collègues de la région qui déplorent parfois jusqu’à 80% de dégâts sur leur domaine…Nous les assurons de notre solidarité et de notre amitié pour traverser cette mauvaise passe.

Tsampéhro et le retour du… »Plumett »!

Dès le départ de l’aventure Tsampéhro, nous avons toujours été soucieux d’agir en harmonie avec notre environnement. Dans ce même esprit, le nouveau millésime qui s’annonce nous permet de lancer une nouvelle étape viticole au Clos de Tsampéhro: le labour des sols ! Le temps des traitements de conforts aux herbicides chimiques devrait bientôt être révolu chez tout vigneron qui se respecte, et c’est tant mieux. Cependant, les alternatives restent pour l’heure peu nombreuses : enherbements, labours ou paillages ont chacun leur lot d’avantages et d’inconvénients. Et dans le climat très sec du Valais Central, avec qui plus est, un terroir si favorable au compactage des terres, le choix est difficile.

La tendance principale en Suisse est à l’enherbement, mais ce dernier pose encore un problème marqué de concurrence hydrique avec la vigne au cœur du climat ultra-sec du Clos de Tsampéhro. De surcroît, rares sont les espèces de plantes vivaces qui peuvent supporter un régime en eau aussi strict que celui là tout au long de l’année. Ainsi, un travail de sélection d’espèces végétales propres à ces contraintes climatiques très spécifiques doit encore être opéré en amont – ce à quoi nous nous attelons, sans toutefois préjuger des résultats…

C’est donc par la réintégration du travail traditionnel des sols que nous entamons notre action. Bien mené, ce désherbage mécanique peut améliorer l’aération du sol, sa structure physique et la pénétration de l’eau. Il favorise l’activité biologique et la vie du sol, améliorant progressivement l’alimentation de la vigne. En coupant les racines superficielles du cep, il force aussi le plant de vigne à s’enraciner en profondeur, lui garantissant ainsi une pérennité et une autonomie accrues. Cependant la configuration accidentée du vignoble rend la tâche longue et difficile, et c’est un véritable travail de forçat – appelé à s’étaler sur plusieurs années – qui démarre pour Joël et son équipe…On oublie jamais comment monter à vélo dit-on, et bien tout valaisan qui a connu le travail à la vigne au siècle dernier, n’oubliera jamais comment faire fonctionner un bon vieux treuil « Plumett ». Joël a donc dû dépoussiérer le sien, et après quelques toussotements, le fameux « Plumett » a repris du service pour tracter – lentement-  le « soc » au cœur des rangs de ceps.

Cultiver les sols, dans le respect de l’environnement et du terroir, les rend plus vivants. Les vins deviennent aussi parallèlement plus frais, plus vifs et plus complexes. Au-delà de l’intérêt écologique, c’est donc aussi une véritable perspective œnologique qui nous anime. Et on se réjouit d’avance de pouvoir partager ces résultats avec vous…dans quelques années !

C’est parti pour la…septième !

Conforté par les rayons d’un – très – généreux soleil de printemps, le Clos de Tsampéhro a repris une teinte annonciatrice d’un nouveau millésime. La riche flore du Clos revient aussi progressivement à la vie, encore sous la garde rapprochée des hordes de Choucas qui virevoltent au-dessus des vignes. Amandiers, pêchers, poirier, cognassiers, noyers, romarins, figuiers, grenadiers et cerisiers offrent une subtile combinaison florale et dispensent d’entêtants parfums. Les bourdons et abeilles œuvrent déjà de fleurs en fleurs tandis que les lézards des murailles terminent leur mue en se réchauffant entre les joubarbes et les rosiers.

Pour ce qui est de la vigne, cette septième récolte se dessine déjà avec des bourgeons sur le point d’éclore…Pour l’instant, le foehn joue les protecteurs mais la saison ne fait que commencer et la lutte sera encore longue pour aboutir à une vendange de haute qualité dans plusieurs mois !

L’éveil du Tsampéhro en image :

 

 

Paolo Basso, ambassadeur des vins suisses.

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« Le vin selon le meilleur sommelier du monde », aux éditions Favre

En 2013, il était élu meilleur sommelier du monde à Tokyo après plus de 20 ans d’une préparation assidue.  Paolo Basso, expert mondial du vin, publie un livre rédigé avec la complicité de Pierre-Emmanuel BUSS dans lequel il donne de précieux conseils mais où il raconte aussi son parcours de compétiteur entièrement dédié à sa passion du vin.

Parmi les compétences distillées sur l’évaluation d’un vin, le choix des verres ou les affinités entre mets et vins, Paolo Basso partage un choix éclairé de domaine de référence autour du monde. En compagnie de noms prestigieux comme Daniel Gantenbein ou Marie-Thérèse Chappaz, Tsampéhro figure dans la sélection du maître pour incarner la montée des vins suisses dans les crus haut de gamme. Une reconnaissance que nous apprécions à sa juste valeur et qui représente pour nous un bel encouragement pour la suite !

Tsampéhro recommandé dans le livre de Paolo Basso.